
ROWNTREE
MACKINTOSH
Joseph
ROWNTREE
ouvre dans le centre de York son commerce d'épicerie avec ses fils
John et Joseph Junior.
Son 3ème fils, Henri Isaac, entre dans l'entreprise Tuke qui produit
à cette époque 100 kilos de chocolat par jour.
Henri Isaac Rowntree en devient le gérant et, avec l'aide de sa famille,
il rachète la partie chocolat et cacao en 1862. Dès ce moment, l'entreprise
se développe rapidement. Son frère Joseph le rejoint et en 1869, l'entreprise
devient ROWNTREE and CO.

Toute l’activité est encore basée sur le cacao lorsqu'en 1879 Joseph ROWNTREE fait venir à York le Français Claude GAGET qui apporte dans ses bagages la recette de la fabrication des gommes et des pastilles, un monopole français jusqu'alors jalousement gardé. Il va en sortir deux produits qui sont encore aujourd'hui parmi les leaders de la gamme ROWNTREE : Les "Fruit Gums" et les "Fruit Pastilles'' les ancêtres de Joly Fruits. L'entreprise emploie à cette époque 100 personnes dont 6 représentants et 3 employés de bureau.

En 1890, l'entreprise doit s’étendre et Joseph ROWNTREE achète 15 hectares
de terrain à l'extérieur de la ville, sur les lieux de l'entreprise
actuelle, la surface étant considérable pour l'époque.
1890 est également l'année du mariage d'un certain John MACKINTOSH.
Celui-ci ouvre une petite boutique sur King Cross Lane à Halifax.
Pour se faire connaître, il recherche une spécialité et a une idée simple, comme toutes les grandes idées? il mélange le toffee anglais, dur et croquant, avec les caramels mous qui étaient alors une exclusivité américaine. Il obtient le fameux toffee MACKINTOSH dont la recette originale a été écrite de la main même de Madame MACKINTOSH : du sucre, du glucose, du lait, du beurre et des huiles végétales. Le premier chaudron qui servit à la fabrication a été précieusement conservé. Ce toffee, le "Celebrated Toffee" annoncé sur sa vitrine, est aussitôt lancé, avec un bel esprit d'entreprise, par un moyen simple et efficace : la dégustation dans les rues. En moins de 10 ans, la petite boutique de John MACKINTOSH devient une usine. Rowntree de son côté, en 1897 devient Société Anonyme avec un capital de 236 000 livres. Le conseil d'administration est présidé par ROWNTREE. En 1925, Seebohm ROWNTREE succède à son père en tant que Président et, dans les années qui suivent, toute une génération de nouveaux produits va apparaître, produits qui deviendront des leaders sur le plan mondial : Black Magic en 1933, Kit Kat en 1935, Smarties en 1937.
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En 1936, le fils de John MACKINTOSH, Harold MACKINTOSH
est à la tête de l'entreprise lorsqu'est lancé le produit qui fera la renommée
universelle de MACKINTOSH : Quality Street. Pour La première
fois, 16 variétés de chocolat et de toffee de haute qualité, dont chacun était
jusqu'à présent une spécialité artisanale, sont incorporées dans un assortiment
fabriqué à l'échelle industrielle. Le développement des ventes de MACKINTOSH
va se poursuivre régulièrement malgré la guerre (les usines sont bombardées
et détruites). En 1969, ROWNTREE et MACKINTOSH occupent respectivement
la 2ème et 4ème place des entreprises de confiserie et de chocolaterie anglaises
lorsque la nouvelle éclate : les deux entreprises fusionnent pour devenir
un leader mondial de la confiserie et du chocolat : ROWNTREE
MACKINTOSH
Le
1er Mai 1971, Chocolat MENIER rejoint le Groupe ROWNTREE MACKINTOSH.
L'usine de Noisiel, l'une des premières et des plus modernes unités de production
de chocolat en France, continue à fabriquer la marque MENIER ainsi
que d'autres marques de chocolat et des produits de confiserie destinés
tant au marché français qu'à l'exportation. C'est en 1973 que le Chocolat
IBLED va rejoindre à son tour le Groupe ROWNTREE MACKINTOSH.
En 1920, une marque est déposée qui sera promise à un grand avenir "Chocorève".
La Société d'autre part devait se faire connaître dans le domaine des tablettes,
mais surtout dans celui de la confiserie, avec
le lancement en 1957 de "Rouleau Chocorève".
En 1955, IBLED s'intéresse au marché naissant du saisonnier de Fin
d'Année en développant une gamme d'assortiments où il parvient à occuper
l'une des premières places du marché français avec plus de 5 millions de
boîtes par an.
En 1977, la Société LANVIN rejoint le groupe ROWNTREE MACKINTOSH.
Quant à LANVIN, c'est en 1912 que Monsieur Auguste LANVIN vient s'installer
en BOURGOGNE pour y créer la SUCRERIE BOURGUIGNONNE. En 1921? la
SUCRERIE BOURGUIGNONNE rachète une petite chocolaterie dijonnaise
appartenant à une famille suisse, les BURRUS.
L'activité se développe et la chocolaterie quitte les locaux où elle se
trouvait pour s'installer sur un vaste terrain situé Boulevard Carnot. Elle
y restera une quarantaine d'années durant lesquelles elle passera du stade
artisanal au stade industriel. La production se développe et se diversifie
: tablettes, articles saisonniers, articles de confiserie. En 1946 nouvelle
étape, SUCRERIE BOURGUIGNONNE redevient une Société Autonome, filiale
de la chocolaterie LANVIN S.A, l'activité de LANVIN s'appuyant
parfois sur des publicités fort remarquées n'a
depuis lors cessé de croître. En 1978, le Groupe ROWNTREE MACKINTOSH
est un des géants de la Confiserie au niveau mondial. Présent sur les cinq
continents et dans plus de 120 pays dans le monde, ce groupe compte 31 000
collaborateurs et 25 usines. Le Chiffre d'Affaires réalisé en 1976 s'élève
à 3 500 millions de francs de l'époque.

Parmi la gamme des produits qui couvre principalement le secteur de la Confiserie
de chocolat et du sucre mais aussi des produits d'épicerie, il nous faut citer
quelques vedettes : tout d'abord Kit Kat qui est la confiserie de chocolat
la plus vendue dans le monde avec un tonnage de 42 000 T ; mais aussi Smarties,
After Eight et Quality Street.

ROWNTREE MACKINTOSH S.A.est la filiale française du Groupe ; elle est
contrôlée à 100 % par ROWNTREE MACKINTOSH INTERNATIONAL Ltd. Elle s'intègre
dans la division européenne qui fabrique et qui distribue une gamme de produits
dans un grand nombre de pays. L'organisation française, quant à elle,
est simple : une société mère, ROWNTREE MACKINTOSH S.A. au capital
de 67 730 000 Frs, Siège Social et Usine à NOISIEL, Établissements
: MONDICOURT et CAMBRAI, Président Directeur Général : Jean
GUERIN, au total 1 000 salariés et une Société filiale à 93 % : la Chocolaterie
LANVIN au capital de 11 000 000 Frs, Siège Social et Usine à
Dijon, 600 salariés.
Les produits vendus en FRANCE couvrent les principaux segments du marché de
la Confiserie :
|
Tablettes
>
|
Et marques de distribution > | Avec les marques LANVIN et MENIER |
|
Articles
de confiserie >
|
Articles à la pièce > | KIT KAT, SMARTIES, ROULEAUX CHOCOREVE, JOLLY FRUITS, NUTS, ROCHERS LANVIN. |
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Boîtages
>
|
AFTER EIGHT, QUALITY STREET et GOLDEN TOFFEE. | |
|
Articles
saisonniers >
|
Pour Pâques > | Avec les marques LANVIN et MENIER. |
| La fin d'Année > | Assortiments LANVIN et CHOCOREVE. | |
| Spécialités > | Escargots de Bourgogne, griottes à la marque LANVIN. |

A cette liste de produits vendus en France, il faut ajouter des fabrications faites pour le compte du Groupe et non commercialisées en France : Polo, confiserie de sucre à la menthe dont le slogan est en Grande-Bretagne "The mint with the hole" en anglais, "Le bonbon avec un trou", et Yorkie, barre de chocolat au lait ou lait cacahuètes. Le tonnage cumulé de ces produits est devenu très important et fait de la Société ROWNTREE MACKINTOSH S.A. le premier exportateur français en matière de confiserie. L'ensemble des produits est vendu en FRANCE par tous les canaux de distribution allant du point de vente traditionnel jusqu'à la grande surface soit au total plus de 200 000 points de vente, ceci par le moyen de Forces de Vente distinctes qui comptent plus de 150 vendeurs. Mais le succès des produits ne repose pas uniquement sur ceux-ci. Pour les faire vendre, ROWNTREE MACKINTOSH consacre des sommes extrêmement importantes à la Promotion des Ventes et à la Publicité. En 1977, l'entreprise est, dans son domaine, un des trois premiers investisseurs en matière de publicité à la télévision. Ces efforts se concrétisent par l’évolution de ses résultats de ventes : la société fabrique et commercialise plus de 35 000 Tonnes de produits, représentant un Chiffre d'Affaires de 450 Millions de Francs. L'évolution de ce chiffre est supérieure à la croissance de ce marché.

L'attraction de ROWNTREE MACKINTOSH pour la publicité télévisée date de l'ouverture des ondes aux marchés de la confiserie en 1969. Déjà, le jeune public est la cible privilégiée des annonceurs. La campagne Nuts en 1972, plus grosse et plus lourde que ses concurrentes, associe la richesse énergétique au héros de dessin animé POPEYE qui incarne l'énergie et la bonne humeur. En 18 mois de campagne sur les 2 chaînes de l'ORTF, dans plus de 1000 salles de cinéma, 40 millions de Français seront touchés entraînant un développement des ventes de 60 % en 2 ans.
| En
1972, la question est posée au Directeur Général
Marketing Y.G. HENROT quant à la nécessité d'une
nouvelle tablette de chocolat MENIER. "Un campagne publicitaire est l'aboutissement d'un long travail de préparation qui peut durer un an. Tout doit être calculé pour que le message porte. Ce travail a commencé en 1971 pour le chocolat MENIER à partir de recherches faites auprès du consommateur pour adapter notre gamme aux besoins actuels du marché. Une nouvelle présentation du chocolat à cuire et de chocolat à croquer sont déjà proposés aux journaux spécialisés s'adressant aux détaillants, grossistes, supermarchés et salons de professionnels. Il faut élargir notre distribution et multiplier nos points de vente afin d'être accessible au plus grand nombre. Ensuite interviendra la publicité auprès des consommateurs. Heureusement, la notoriété du chocolat MENIER est forte, nous pouvons largement supporter ce délai." |
ROWNTREE MACKINTOSH ET LE SOCIAL
Le
salaire minimum brut garanti était de 800 Frs par mois en 1971 pour
40 heures de travail par semaine. Il sera de 1 000 Frs dans le courant de
l'année 1972. Cette mesure qui s'inscrit dans le cadre général
de la politique du groupe tend à répartir plus équitablement
les revenus en rehaussant le pouvoir d'achat des salariés les plus
défavorisés. Les écarts de salaires à l'intérieur
d'un même coefficient sont supprimés pour les postes ouvriers
allant du coefficient 105 à 140. C'est à dire qu'à qualification
égale, le salaire sera le même pour tous sans discrimination
de sexe.
Les horaires des administratifs seront ramenés de 41h15 à 40
heures par semaine sans perte de salaire. En 1971, les horaires étaient
passés de 42h30 à 41h15.
En 4 ans, de 1968 à 1972, c'est-à-dire après les mesures
résultant des accords de Grenelle, la progression des salaires à
Noisiel aura atteint 52 % alors que les prix à la consommation ont
augmenté de 25%.
Source : Nestlé fonds Menier