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NOISIEL EN 1829Le village de Noisiel compte 136 habitants lorsque Menier visite la localité en vue d'accroître son potentiel de production en 1825. L'activité économique essentiellement céréalière avec quelques élevages ovins se développent sur les plateaux. A flanc de coteau croissent les vergers. La Marne traverse Noisiel en deux bras, celui de gauche appelé " dormant " héberge le port, une plâtrière et plus en aval un moulin se dressant sur deux piles. Amarrée au port, une embarcation à fond plat appelée marnois. Utilisée sur la Seine et la Marne jusqu'au XIX siècle pour le transport des marchandises, elle pouvait mesurer entre 20 et 40 mètres. Ce marnois est grée d'une voile qui soulageait les bêtes de halage lorsque le vent le permettait. L'autre bras destiné à la navigation fluviale est barré par un pertuis. La fréquentation du passage au pertuis est essentiellement constituée par du bois de charpente et de chauffages destinés aux communes en aval et principalement Paris. On devine 2 îles au centre de l'espace fluvial, celles-ci étaient au nombre de 6 avant l'ensablement des lieux. Sur cette aquarelle le Moulin n'est pas visible car masqué par une végétation encore bien fournie en ce mois d'octobre 1829. Le caractère bucolique de l'endroit n'est pas pour déplaire au provincial qu'est resté Jules Antoine Brutus. |
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En
découvrant Noisiel, Jean-Antoine Brutus Menier comprit tout
le parti qu'il pourrait tirer de la rivière : la force motrice
pour le moulin et l'utilisation du cours d'eau pour le transport.
Trois lucarnes de taille inégale trouaient la toiture de
tuiles. Un pont de bois unissait le bâtiment à la berge
côté village et s'inclinait vers le sol pour faciliter
la montée au Moulin. Jean-Antoine Brutus Menier nota que
la roue à aube était pendante ; celle-ci pouvait donc
monter et descendre grâce à des verins de bois et s'adapter
au niveau de l'eau.
LA CHEMINEE DE L'USINE
L'USINE, LES QUAIS, L'ARRIVEE DES TRAINS
Au premier plan les patios, au second plan la cathédrale,
l'ensemble relié par le pont hardi. On vient de toute la Seine et Marne pour visiter la chocolaterie en ce début de siècle. L'excursion entreprise par la classe du pensionnat Bernon de Gagny en cette fin d'année scolaire 1905 est vécue comme une récompense. Cette photo de groupe sous l'horloge et le nom de l'usine Menier immortalisera cette belle journée de printemps. Des générations entières de consommateurs se forgeront au bon goût du chocolat noir "MENIER". Ce n'est qu'à partir des années vingt que Noisiel fabriquera son chocolat au lait L'heure de la rentrée à l'usine Menier PLACE DE LA MAIRIE ET SORTIE DE L'USINE
LES BATEAUX-LAVOIRS et L'ATELIER DES CAISSES
Deuxième emplacement d'un bateau-lavoir, en 1906, en aval du moulin sur la rive gauche du canal de fuite. Lors de la construction du pont hardi qui enjambait le petit bras de la Marne le bateau -lavoir fut déplacé de quelques mètres plus en amont du moulin. LA MAISON DE COMMERCE
LES REFECTOIRES
LE MONUMENT EMILE-JUSTIN MENIER
LES ECOLES
LE PETIT CHATEAU
LE CHATEAU
PAVILLON CHOCOLAT MENIER
Le "Chalet" et les communs de la villa Menier à Houlgate Les transports à Paris... PUB Forêt
de Villers-Cotterêts, le Rond-de-Chatillon SOUVENIRS DE GASTON MENIER - 1934 Henri et moi avions organisé un équipage de chasse à courre et nous avions repris à M. Servant son bail de la forêt de l'Isle Adam et celle de Carnelle. De son côté, M. Servant avait repris la chasse aux sangliers de Villers-Cotterêts dont la chasse aux cerfs appartenait au Marquis de Lubersac. La forêt de l'Isle Adam était difficile et il n'y avait que peu d'animaux. Nous avions seulement un petit nombre de chiens et on chassait ce qu'on trouvait avec quelques chiens de tête. Nous partions quelquefois sur un chevreuil ou sur un cerf qui, il faut le dire, venaient tous de la forêt de Chantilly. Nous avons fait souvent des chasses curieuses d'animaux qui passaient quelquefois l'Oise ; il fallait faire de grands détours pour trouver un pont. Quand l'Oise était gelée, nous perdions fréquemment des chiens qui rompaient la glace et, ne pouvant pas remonter, se noyaient. Les chiennes sous ce rapport, par leur constitution, pouvaient se hisser sur la glace et continuer la chasse. La descente de la forêt de Carnelle était sévère et celle sur le bois Bonnet était difficile et blessait le paturon de nos chevaux; il ne nous était quelquefois pas facile de séparer deux cerfs qui se faisaient chasser ensemble et nous étions obligés de les servir en même temps. Plusieurs fois aussi des sangliers nous emmenaient de l'autre côté de l'Oise à la Tour du Laye. D'autres fois, nous étions entraînés dans la forêt de Montmorency dans des parties où se trouvaient des villas et des maisons, ce qui était peu agréable. En 1881, commençait une nouvelle location de la forêt de Villers-Cotterêts ; nous la prîmes à ce moment pour le cerf et notre chasse changea d'allure. Hubert tomba malade et fut remplacé par Loubet qui, lui aussi, est un bon piqueur.Mon frère Henri et Louis Laveissière étaient infatigables et j'avoue que, dès la nuit, par la neige et le froid, il était préférable de rentrer à la Vénerie. Nous avons eu, jusqu'à la mort d'Henri en 1913, de brillantes réunions cynégétiques et l'on peut dire que l'Equipage manquait rarement sa prise. Nous avions choisi les chiens, fait un élevage important que la guerre avait interrompu et que nous avons cependant continué jusqu'à la mort de mon fils Georges.Depuis, nous avons opéré une modification assez profonde dans la constitution de l'équipage pour modérer certains frais qui étaient excessifs dès le temps d'après-guerre. A Villers-Cotterêts, en dehors de la chasse à courre, nous avions eu des destructions de biches à faire et Gambetta ayant demandé d'y assister, nous nous empressâmes d'en organiser une.Gambetta, qui avait un fusil spécial coudé pour lui permettre de viser avec son oeil unique, se trouva placé à un poste où il vit défiler devant lui une trentaine de biches qui passaient à ses côtés ; il en fut tellement impressionné qu'il ne tira pas, mais il cita souvent cette circonstance.
textes
tirés des livres :
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