Dans
le camp de Menier, la création d'un seul comité électoral
semble poser quelques difficultés.
Il faut attendre le 17 février , soit trois jours avant le scrutin
pour que le comité électoral chargé de soutenir Emile-Justin
Menier soit constitué.
Si Menier n'a pas pu s'entourer d'un solide comité électoral,
il a su acquérir la participation d'agents rémunérés.
Sous le titre "Une plaie d'Egypte", Le Journal de Seine-et-Marne
évoque les agents soldés de Menier.
"La
calomnie, le mensonge, la dénaturation des faits dans une main, dans
l'autre, l'argent et les promesses (.....)
Les agents du grand industriel s'en vont de porte en porte, colportant les
brochures et les circulaires de leur patron. Mais, non contents de distribuer
des volumes, des bulletins et des journaux, ils distribuent aussi des bons
de pain, de bois, de charbon, voir même du chocolat(.....) A qui sont
remis les bons en question ? Est-ce aux ménages les plus pauvres ?
Pas le moins du monde : on les donne, de préférence,
aux femmes des électeurs hésitants ou douteux" La querelle
ira s'intensifiant j'usqu'a l'issue du scrutin. Plusieurs
journaux diront que dans les mémoires, il sera retenu que la propagande
de l'armée d'agents à la solde de Menier aura constitué
le scandale de ces élections législatives de 1876
( d'après l'ouvrage de Bernard Logre : Jozon-Menier. Récit d'une campagne électorale)

